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Répliquez la gestion active avec des ETF
information fournie par Le Cercle des analystes indépendants 27/02/2020 à 17:25

Régis Yancovici
Régis Yancovici

Régis Yancovici

LUXAVIE

dirigeant-fondateur

https://www.facebook.com/Luxavie-254728045472529/

(Crédits photo : Adobe Stock)

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Les ETF sont le couteau suisse de l'investisseur. C'est l'outil idéal pour mettre en œuvre un point de vue macro-économique ou de marché, sans prendre le risque spécifique inhérent à une société. Vous croyez que l'utilisation d'un bien de consommation durable est plus importante que sa possession ? Vous pouvez acheter un ETF sur l'économie circulaire.

Vous estimez que dans un monde aussi endetté, les Banques Centrales n'ont d'autres choix que de conserver des taux planchers ? Vous pouvez acheter un ETF indexé à l'or. Vous pensez qu'il existe au sein du marché des poches capables sur longue période de surperformer les « grands indices » comme les petites capitalisations, les valeurs à dividendes élevés ou à faible valorisation… ? Alors l'univers des ETF « Smart Beta » est fait pour vous.

La performance d'un OPCVM dépend de 4 facteurs de risque

D'autres investisseurs, par choix, par méconnaissance ou sous la contrainte d'un univers de choix limité de l'assurance-vie, continuent d'acheter des OPCVM pilotés par des gérants dont l'objectif est de faire mieux qu'un indice de référence. Mais acheter des ETF « Smart Beta » et un OPCVM de gestion active est-ce si différent ? Eh bien, en général non ! Pour deux raisons essentielles, l'une théorique, l'autre pratique.

Les travaux de E. Fama (prix Nobel d'économie en 2013) & K. French nous apprennent que la performance d'un OPCVM peut se décliner en fonction de son exposition à 4 « facteurs de risque » : risque de marché, taille de capitalisation, value vs. croissance et momentum. C'est justement à cela que permettent d'accéder les ETF Smart Beta de manière peu coûteuse et liquide.

D'un point de vue pratique ensuite, les gérants d'OPCVM ont très souvent des contraintes dues :

•    aux caractéristiques intrinsèques de l'OPCVM

•    à leur formation, leur parcours professionnel ou à leur style de gestion

•    à l'obligation de formaliser un processus de gestion stable

Ainsi, si les gérants peuvent être exposés, de manière implicite ou explicite à un ou plusieurs facteurs de risque en même temps, force est de constater que ces expositions sont relativement stables dans le temps. Statistiquement, la valeur ajoutée du stock picking, en dehors de son exposition aux « facteurs de risques », serait donc nulle.

Une réplication possible dans 80% des cas

Dès lors, et là est l'étonnante découverte, sur 150 OPCVM de gestion active étudiés, il nous a été possible dans 80% des cas de répliquer leur performance avec un portefeuille d'ETF Smart Beta, sans aucun arbitrage, et avec une corrélation supérieure à 0.98. La difficulté de réplication des 20% autres OPCVM ne signifie en rien que leur performance ait été satisfaisante. Cela veut juste dire que le gérant a été actif en faisant réellement évoluer ses choix sur une période de 5 ans.

performances comparés entre OPCVM et ETF (source : ETF finance)

performances comparés entre OPCVM et ETF (source : ETF finance)

Alors un OPCVM de gestion active et un portefeuille d'ETF Smart Beta seraient identiques ? Pas tout à fait. Le premier supporte en moyenne des frais autour de 2.0%, tandis que ceux du second tournent  de 0.20% en moyenne. C'est pourquoi l'OPCVM répliqué est un « OPCVM- Sans frais » théorique. Sa performance est calculée en ré-intégrant les frais de gestion à la performance, comme si l'équipe de gestion avait travaillé gracieusement.

1.8% de frais en moins, c'est 47.000€ d'économie au bout de 10 ans pour un portefeuille de 200.000 € qui aurait progressé de 5% brut par an. Et avec 47.000 €, vous pourriez nourrir 1.100 personnes pendant un mois ou vous offrir une Tesla Model 3… C'est vous qui voyez !

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